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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 10:00

 

Fiche d’identité

 

Superficie : 316 km² pour l'ensemble de l'archipel.
Population : environ 408 000 habitants.
Densité de population : 1 295 hab/km², l'une des plus fortes d'Europe.

Capitale : La Valette (6 300 habitants ; 100 000 habitants si l'on compte la proche banlieue : Hamrun, Qormi, Birkirkara...).
Régime : régime est parlementaire.
Chef de l'État : le pouvoir exécutif est détenu par le Premier ministre, Lawrence Gonzi. Le président de
la République est élu par le Parlement. Eddie Fenech-Adami (ancien Premier ministre) occupe ce poste depuis avril 2004.
Religions : 97 % de chrétiens catholiques ; minorités protestante, musulmane et juive.
Langues officielles: le maltais et l'anglais (mais un grand nombre parle couramment l’italien).
Monnaie : l'euro depuis le 1er janvier 2008.
Sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco :
La Valette, l'hypogée de Hal Saflieni, ainsi que les temples mégalithiques, regroupant ceux de Ġgantija, Haġar Qim, Mnajdra, Tarxien, Ta'Hagrat et Skorba.

 

L’Histoire

 

L’histoire de Malte est très mouvementée avec les nombreuses invasions que l’île a subi.

 

LA PREHISTOIRE

La période du Néolithique. 

L’archipel a évolué indépendamment du reste du monde jusqu’à ce que l’Homme soit capable de naviguer. Ce n’est que vers 5200 avant JC que le peuple Sicilien a débarqué sur l’île où ils développent leur propre identité.

 

La période de l’architecture mégalithe

Au début du IVème millénaire avant JC, une deuxième vague d’immigration des traces plus visibles. Pendant près de 1500 ans, les Hommes vont  perfectionner leurs constructions. Les temples érigés sont de plus en plus surdimensionnés. Cette civilisation semble avoir disparue vers 2500 avant JC. Laissant l’île inhabitée entre 2500 et 2000 avant JC.

 

L’AGE DE BRONZE ET DU FER

L'île ne cessa alors de connaître des invasions pendant le moyen âge, du fait de sa position stratégique en méditerranée. Vers 750 avant JC, période de l’ère des phéniciens, maître du commerce méditerranéen, qui nomme l’île Malat (Malte). Ensuite, l’île a subi la colonisation Grecque, puis celle de la puissante Carthage et enfin de Rome. Les Romains enrichirent l’île. C’est à cette période que le naufrage de Saint Paul se situe. L’apôtre, citoyen romain qui devait être jugé a tribunal impérial de Rome mais le bateau qui le transporté fit naufrage et s’échoua à Melita (Actuellement Mdina). Cet emplacement est désormais appelé St Paul’s Bay. Il fut protégé par les Maltais et évangélisé une partie de la population.

 

La domination Musulmane

En 870, l’île fut conquise par les Arabes. Cette colonisation arabe donna à Malte une grande partie de sa culture, et notamment sa langue nationale, le maltais.

 

La reconquête chrétienne

Aux alentours de l’an 1000, la puissance musulmane s’épuise laissant le champ libre à la conquête européenne. Les normands, menés par Roger de Hauteville qui débarque à Malte en 1090. Il y rétabli le christianisme. Malte demeure un territoire annexe de la Sicile.

 

Le Grand Siége

L’ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem se voit confier la protection de l’archipel maltaise et de Tripoli contre les ottomans, grâce à leur marine de guerre permanente. En 1565, 138 galères turques débarquent à Malte avec à bord 38 000 hommes. Ce Grand Siége se terminera le 8 septembre grâce à l’intervention des Espagnols. L’Ordre sous le commandement de Jean De La Valette renforce les défenses de l’île.

 

L’occupation française

La domination française de l'archipel de Malte fut courte et turbulente. L'arrivée des français en 1798 semblait pourtant promettre tout autre chose, puisque Bonaparte et ses troupes furent chaleureusement accueillis par les Maltais. Cependant, cet accueil provenait davantage d'un mécontentement grandissant vis à vis du maître de l’époque, l’Ordre de Saint-Jean.

L'invasion de Malte par Bonaparte faisait partie de son plan stratégique destiné à conquérir l'Egypte, pour gagner par la suite l'Inde et les colonies d'extrême orient de l'Empire Britannique.
Désireux de contrôler les imposantes fortifications et les ports de Malte, Bonaparte fit en sorte de mettre de son côté Chevaliers et habitants de l'archipel.
Le manque de moyens, les traîtres parmi l'état major et la confusion générale conduisirent à la capitulation de l'Ordre dans les jours qui suivirent. L'archipel de Malte s'ajoutait aux autres conquêtes de Bonaparte.
Les réformes radicales introduites par les nouveaux maîtres furent très vite jugées excessives par la population locale. Ensemble,
la Noblesse et le peuple commencèrent à voir dans les lois Napoléoniennes une attaque contre leur Eglise, totalement à l'encontre de leur style de vie traditionnel.

Dans les trois mois qui suivirent l'invasion française, les Maltais se révoltèrent et forcèrent les occupants à se retirer derrière les fortifications de La Valette et des Trois Cités. Les français y restèrent jusqu'en septembre 1800 avant de capituler devant les forces britanniques appelées à la rescousse par les Maltais pour les aider à gagner leur liberté.

La domination britannique

La période britannique occupe une place d'importance dans l'histoire de Malte. Sur l'archipel, l'influence britannique se fait sentir dans bien des aspects de la vie quotidienne : ainsi, l'anglais est langue officielle. Il existe par ailleurs des liens très forts en matière de commerce et de tourisme avec la Grande Bretagne et à Malte.
Après avoir aidé les Maltais à expulser les Français, les Britanniques se retrouvèrent officieusement souverains de l'archipel, mais hésitèrent à garder ce territoire.
Le traité d'Amiens en 1802 stipulait en effet que Malte reviendrait de nouveau aux Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean, mais la majeure partie de la population n'était pas disposée à retrouver ses anciens maîtres et demanda à rester sous protection britannique. En fait, la paix d'Amiens ne dura pas, les guerres Napoléoniennes reprirent de plus belle et les Britanniques s'engagèrent dans la défense de Malte. Finalement, le traité de Paris établit définitivement la souveraineté britannique sur l'archipel en 1814.
Malte occupe alors une place d'importance au sein de l'Empire Britannique : c'est une place forte stratégique en Méditerranée, qui sert également de base à l'expansion vers l'Est de l'Empire.
A travers le cycle des temps de guerres et de paix, le destin de Malte est intimement lié à celui de
la Grande Bretagne. Cela ne fut jamais plus évident que pendant la Deuxième Guerre Mondiale, lorsque l'archipel joua un rôle primordial dans le théâtre des opérations de guerre en Méditerranée. Auparavant, le rôle de l'archipel durant la Première Guerre Mondiale, en tant que base de ravitaillement et lieu de convalescence pour les blessés et malades, lui avait valu le titre d' "Infirmière de la Méditerranée".

Vers un état indépendant

A partir de 1964, l’île reçue son indépendance. En 1974, l’île devint une démocratie. La Grande Bretagne ne renonça à ses bases militaires qu’en 1979. En 2004, l’île rentra dans l’Union Européenne et instaura l’Euro comme monnaie officielle en 2008. 

Par Marie-Nadia
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